Archives mensuelles : novembre 2014

Pour aller plus hauuuut …

DSC04232Nous voilà donc arrivés à Riobamba, une ville plus petite que Guayaquil, dans laquelle on s’y sent plus à l’aise. Le soir à l’hostel, nous rencontrons deux français, moniteurs de ski à Courchevel, qui avaient loué une voiture pour faire un tour sportif du pays en trois semaines (kitesurf, vtt, marche…). Le lendemain ils acceptent de nous emmener très gentiment avec eux sur le plus grand volcan d’Equateur, au nom de Chimborazo dont le sommet est le point le plus éloigné du centre de la Terre.IMG_7702
Nous nous levons donc à 6H30 du matin pour y aller, un petit dej’ vite fait et c’est parti sur les routes en lacets sur le bord desquelles les ‘’vicuñas’’ (sorte de petit lama) nous regardent passer. Nous avons beaucoup de chance car le volcan est découvert, pas de nuages ni de brume à l’horizon, on distingue bien son sommet enneigé qui culmine à plus de 6000m d’altitude.IMG_7705
IMG_7830Il est possible de monter en voiture jusqu’au premier refuge à 4800m. Heureusement que nos amis montagnard étaient là, sinon, depuis la route c’est 8km de marche pour y arriver ou 30$ en taxi ! Mande restera au refuge car elle sent qu’au moindre effort, l’altitude est bien présente. Raph montra jusqu’à 5125 m au niveau d’une petite lagune pour méditer et prendre des photos. Les deux moniteurs, eux, vont aller jusqu’au début de la neige, vers 5300m avant de redescendre accompagnés des nuages.
Pendant ce temps là, Mande aura bu deux cafés, aura parlé un peu aux gens du refuge et aura vu une espèce de renard jaune.DSC04249
Au retour des trois hommes, une petite pause gouter s’impose, il est environ 11h30 et les nuages tombent bien vite. Se lever tôt était donc vraiment une bonne idée ! Nous prenons ensuite le chemin du retour pour aller jusqu’à l’auberge où ne ferons rien de plus de notre journée à part regarder un film et prendre une douche.IMG_7722

Le jour suivant, grasse matinée au programme, puis petite balade dans la ville et dans le marché où nous faisons quelques achats. Pour revenir à l’hôtel on se perd un peu dans les rues, on demandera au gens notre chemin et nous y arriverons tout de même.

IMG_7845IMG_7885Après s’être fait cette petite journée tranquille, nous nous levons tôt de nouveau pour aller découvrir Salinas de Guaranda, un petit village autogéré, qui fonctionne en économie solidaire. Après le taxi, 1h3O de bus et 2O minutes de camionnette nous y arrivons. Nous sommes tout de suite séduit par cette petite ville, au fin fond des montagnes à 3800 m d’altitudes. C’est un village andin typique peuplé par les aborigènes Tomabelas. Ses 40 dernières années sont marquées par un développement de coopératives de productions, d’association et de fondations qui offrent du travail à toute la population du village. Ainsi la communauté prospère grâce à son fromage notamment, mais aussi son chocolat, sa laine d’alpaca, ses confitures, ses céramiques… Nous avons gouté leur chocolat et leur fromage et très honnêtement, ni un suisse, ni un français ne ferrait mieux.IMG_7960
Nous profitons de la vue exceptionnel, nous faisons une petite randonnée pour aller jusqu’au mines de sel et dégustons une pizza 4 fromages cuisiné avec le fromage du village. Tous les gens sourient et disent bonjour, les maisons sont très colorées, c’est vraiment un petit coin de paradis au milieu des sommets.IMG_7867

Nous décidons ensuite d’aller jusqu’à Guaranda, la capitale du canton, jusqu’où va la camionnette du retour, pour acheter des légumes avant de prendre le bus. Et nous nous retrouverons sans le savoir dans une fête locale, où ils célèbrent « la vierge de guadeloupe ». Les gens dansent dans différents costumes traditionnels pour célébrer leur sainte patronne et commémorer l’apparition de la vierge Marie.IMG_7969
DSC04290Le défilé est assez rudimentaire. Les musiques sont envoyées depuis des camionnettes dans lesquelles sont posée de grosses enceintes. Derrière chaque camionnette, il y a une « famille » ou un groupe de personnes qui dansent. Un autre personnage fait son apparition : un gars déguisé de la tête au pied en gorille qui vient gracieusement t’offrir un shot d’alcool local. Évidemment, une statue de la vierge se trouve aussi au milieu de tout ça, portée par 4 hommes et auprès de laquelle, les gens viennent donner quelque sous, faire une petite prière ou bien simplement la touché avant de faire un signe de croix.

DSC04302On se fraye un chemin pour aller acheter nos légumes. On tombe sur un énorme marché couvert, hyper coloré. On fait un peu le tour pour prendre discrètement deux trois photos et voir les différentes spécialité qu’on peut y trouver. Au final, on achètera des tomates, un concombre et des fraises, qui n’auront pas fait long feu…

Bastante pueblos que ciudades

Toujours à Puerto Lopez, nous décidons d’aller visiter l’île de la Plata aussi appelée l’ile des Galapagos pour les pauvres. L’Isla de la Plata est une petite île sur la côte de Manabí faisant partie du parc national de Machalilla (au même titre qu’Aqua Blanca et Los Frailes ; cf article précédent).
Pour accéder à cette ile nous avons dû prendre un bateau pendant 1h, 1h15 avec une dizaine d’autres personnes.IMG_7431
Sur cette île, nous partons pour une randonnée d’environ 3h, avec un guide espagnol accompagné d’un volontaire français présent pour traduire en anglais et qui s’appelle encore Martin ! En effet c’est le 3ème en un mois il y a eu un Martin au Mexique, le Martin belge psychologue et ce Martin français.
IMG_7341Pendant la marche, on a pu voir de nombreuses espèces d’oiseaux et de plantes, dont les fous à pieds bleus (piquero de pata azul) qui sont actuellement en période de reproduction. Ils sont présents partout sur l’ile y compris dans les sentiers, ce qui nous permet de les voir de très prêt. D’ailleurs, le nom de l’ile s’explique par la couleur argenté de leurs fientes (‘’plata’’= ’’argent’’ en espagnol). Ce sont donc les pécheurs qui ont donné ce nom à l’ile car quand il y a beaucoup de soleil, les fientes brillent !
Cette balade nous aussi permis de profiter d’une vue panoramique impressionnante de l’ile.IMG_7326DSC03168

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Après ces 3 heures de marches nous mangeons un petit sandwich sur la bateau avant d’aller faire du snorkeling (plongée masques et tubas) un peu plus loin en bas des falaises. Nous y avons vu de nombreux poissons différents ainsi qu’une raie Manta caché sous le sable.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le soir de retour à l’auberge, les belges nous convient à une soirée salsa. On invite donc Martin le français et nous voilà parti pour une première soirée entre francophones.
On s’essaye à la salsa avec plus ou moins de facilité surtout pour accorder les pas. C’est pas encore ça, mais on compte bien travailler notre déhancher et réussir à danser à deux (pas forcément nous deux d’ailleurs…).IMG_7545

Le lendemain, toujours accompagnés des belges nous décidons de louer une planche de surf et d’aller à la plage d’Ayangue où les vagues sont plutôt tranquilles pour débuter.
Vous imaginez bien que se mettre debout c’est un peu compliqué, mais même allongé la sensation de la glisse est au rendez vous. Le plus dur c’est de nager avec la planche à contre sens et se prendre les vagues en pleine face. Du coup on marche et on lève la planche …
On a profité de la fin de journée devant le couché de soleil en buvant une bière et en mangeant des pataconès (bananes salés frites).IMG_7614

Le samedi Raph nous fait gagner 3 nuits gratuites en prenant des photos de l’hôtel et en les publiant sur internet. Le soir nous sortons avec notre nouvelle bande, au programme rhum , Reggeaton sur la plage et bain de minuit. On n’en dira pas plus…

Après cette rude soirée, nous devions prendre le bus mais nous restons une nuit de plus. Nous échangeons les mails, les musiques, les films avec les francophones après avoir partager notre dernier repas dans un restaurant avec eux.

C’est l’heure de préparer les sacs et dire au revoir à nos chers belges avant de prendre le bus direction Guayaquil, la capitale économique du pays.IMG_7686
Nous retrouvons alors la joie des grandes villes c’est à dire, les taxis dix fois plus cher que les motos-taxi , les klaxons et les bouchons.
On a quand même essayé de profiter de la ville en faisant une petite balade sur le Malecon. C’est une promenade au bord de l’eau où l’y on trouve un centre commercial, un Macdonald’s, un cinéma et un musée anthropologique qu’on a visité.
Bon on peut aussi voir, tout au bout de cette promenade, un quartier assez connu ici, qui s’appelle Las Peñas et qui a la particularité d’avoir été rénové avec des maisons pleines de couleurs, sans que les habitants ne se fassent expulsés. Il est situé sur deux collines et c’est plutôt sympa à voir.IMG_7693

On repartira quand même vite de cette ville direction les volcans.

Pas de nom

On avait pensé un bilan par pays ca pouvait être cool mais du coup personnellement j’ai un peu de retard donc mon article va parler du Mexique et un peu de l’Equateur. Je n’ai pas encore lu l’article de Raph mais je le connais assez bien et je me doute que son article va parler de l’économie du pays et du capitalisme, ce n’est pas mon cas vous vous en doutez un peu.

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Du coup deux semaines au Mexique ça donne quoi ?

On a vu des choses plutôt intéressantes comme les Cénotes, les temples Maya, les animaux etc.…IMG_5334

Nous avons découvert différents moyens de transports et que les mexicains conduisaient comme des tarés. Sans ceintures, au téléphone, sans casques sur les motos, à 10 à l’arrière d’un camion et j’en passe !

Aucun bureau de tabac existant et encore moins de tabac à rouler. Au Mexique nous pouvons acheter nos cigarettes à la caisse des supermarchés, dans les petits bouisbouis qui vendent un peu de tout et dans les pharmacies (oui, oui c’est tellement cohérent) !

 

 

Nous avons découvert les Mariachis qui chantent des chansons traditionnelles dans les restaurants ! Au Mexique certains hommes afin de séduire «  louent » plusieurs Mariachis pour qu’ils viennent à la fenêtre de leur belle chanter des Sérénades. D’après Stéphane qui vit au dans le pays depuis 15 ans soit sa passe soit sa casse ! Que penserait une française si son amoureux lui faisait le coup des Mariachis ? J’ai des doutes !

 Au Mexique on y a vu à la fois la richesse de Cancun avec ces indénombrables hôtels, mais aussi la pauvreté dans les différentes villes ! Beaucoup de gens font la manche ou essayent de vendre différentes choses. Souvent ils ne sont pas forcément en bonne santé. Je ne sais pas trop comment est fait la système ici, la seule chose que je peux vous dire c’est que tout se négocie et qu’un élagueur qui coupe les arbres au bord de la route gagne 70pesos la journée c’est à dire 4 euros.Beaucoup de terrains sont à vendre, qui finiront par être achetés par des américains qui eux feront des immenses hôtels. Comme si il n’y en avait pas assez !

Le tourisme au Mexique ca marche bien entre les hôtels, les excursions hors de prix, les bars restaurants sur la plage et les tonnes de boutiques qui vendent toutes exactement la même chose.IMG_5079

 

 Avec Raph ca va plutôt bien, je pense que défois je le gonfle mais bon c’est normal vous me connaissez je suis un peu chiante! Mais bon lui aussi est un peu casse couille par moment peut être un peu moins que moi cela dit ! Ceci-dit je l’adore, il est drôle surtout quand je vois que sa pile de vêtements est plus grosse que la mienne ( voir photo) , qu’il passe sa journée à coiffé sa barbichette avec ses doigts et qu’il ne veut pas mettre son élastique dans ses cheveux parce qu’il était dans la même poche que deux mégots !

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On a rencontré une bonne petite troupe de français, on a bien rigolé. On a visité pas mal de choses en peu de temps. C’était le début un peu trop touristique à notre goût ! Mais il paraît que le Yucatan c’est pas le vrai Mexique donc faut que l’on revienne sachant que la superficie du Mexique c’est 1 972 555km² il va falloir se prévoir 6 mois !

 L’équateur on a senti direct que c’était différent, on se sent moins comme des touristes grâce à l’ambiance des villes mais aussi a cause du regard des gens. On est quand même grillés parmi les autres par exemple pendant le spectacle de rue ou je me suis fait embarquer, mais bon c’est le jeu.La capitale Quito est une ville immense étendue sur 5Okm entre les montagnes, malheureusement il y faisait pas très beau ca nous a permit de rester à faire des activités pas cher et glander l’après midi à l’auberge qu’on a adoré. Nous avons eu notre premier trajet de bus équatoriens dans les montagne, on sait que le chauffeur sait ce qu’il fait il est habitué mais quand sur la droite tu vois le vide et qu’il fonce dans le virage personnellement j’étais pas vraiment sereine.

Le woofing dans la famille d’Enrique en plein milieu des montagnes et de la forêt c’était génial. J’ai beaucoup observé la famille, les enfants, c’est vrai qu’ils jouent beaucoup ensemble. La mère est très présente puisqu’elle fait l’école aux enfants mais passe aussi beaucoup de temps à faire des activités manuelles avec eux. Le petit joue beaucoup avec le bois pendant que son père se grand passionné passe ses journées à réfléchir bambous. Je me suis beaucoup demandé si cette famille était heureuse car ca ne faisait qu’un mois qu’ils étaient dans cette maison .Ils commençaient à prendre leurs marques en décorant la maison que déjà ils doivent s’en aller pour suivre le père de famille qui part pour un nouveau chantier dans un nouveau pays.

Souvent la famille se regroupe devant le seul écran de la maison assis sur une planche de bois pour regarder des films ou des photos qu’ils ont pris auparavant. C’est assez épatant qu’ils soient réunis pour faire des tas de choses ensemble, ca doit être ca la vie de famille en pleine nature avec des changements récurrents.IMG_6168

En ce qui me concerne j’ai joué un peu avec les enfants aux jeux de cartes et d’autres jeux ce qui m’a permis d’apprendre les chiffres. J’ai du gérer un cours d’anglais pour eux j’ai adoré ca et j’ai pu apprendre quelques mots espagnols au passage. Etre dans les familles locales c’est le meilleur moyen d’apprendre la langue car dès qu’on retourne dans les auberges on parle plus anglais ou Français.

Dans la communauté tout le monde si disait bonjour, même si ils nous voient pas dans la maison ils klaxonnent quand ils passent devant la cabane. Il y a aussi pas mal d’animaux qui rodent surtout des poules mais aussi des vaches pas très rassurantes  avec des cornes qui n’ont pas peur de te charger si tu ne connais pas le cris local pour les faire fuir.IMG_6705

 

En tout cas s’endormir et se réveiller avec le bruit des animaux et insectes, regarder le couché de soleil tombé derrière la montagne c’était vraiment agréable et apaisant.Ce woofing fût une expérience enrichissante pour Raph comme pour moi.

 

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 Depuis qu’on a quitté la cabane nous longeons la côte pacifique par des petites villes où on se sent plutôt à l’aise à quasiment rien faire. On se demande dans ces petites villes si il n’y a pas plus de petits magasins, de bars et d’hôstels que d’habitants.

Maintenant on commence à bien connaître les transports équatoriens avec les chauffeurs tarés et les vendeurs de nourritures et de boissons qui montent dans le bus toutes les demi-heures. Souvent maintenant en fin d’excursion pour économiser quelques dollars nous levons le pouce pour monter à l’arrière des petites camionnettes. Ca marche super bien on attend jamais plus de deux minutes.Je ne vous parle pas des couchés de soleil qui sont plus que magnifiques, on ne s’en lassera jamais je crois.

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Par contre les prix augmentent forcément le bord de mer c’est toujours plus cher.

On mange beaucoup de riz et des galettes de bananes mais aussi du poulet certes très bon, très moelleux mais bien chimiques. Il est interdit de vendre des bières le dimanche mais les cocktails c’est autorisés. C’est très logique encore une fois du coup on a demandé à une serveuse elle a dit qu’elle ne savait pas pourquoi. Elle a tout de même servit la bière de Raph en lui disant de faire attention à la police.IMG_6828

Dernier petit point sur l’équateur et ses hostels (auberges de jeunesse), ils ne connaissent pas vraiment l’eau chaude, avec Raph on commence à s’y habituer mais quand c’est l’heure du shampoing on fait moins les malins.

On essaye de s’organiser une semaine avant à peu près, on ne s’en sort pas trop mal, on est plutôt d’accord donc c’est cool. Par contre vivement qu’on se débarrassent de quelques affaires en trop parce que c’est légèrement gros et lourd. Comme dirais Raph : «  j’ai l’impression d’être un âne ».

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Vamos a la playa

Après notre séjour dans la famille d’Enrique à travailler les bambous et à planter un peu de café, nous retournons pour une nuit dans la petite ville de Pedernales. Nous décidons d’aller dans l’hotel dans lequel on avait squatter la wifi une fois. Le problème c’est qu’au final, c’est un hôtel miteux, la chasse d’eau est cassé, la fenêtre impossible à fermer et la douche est froide et sans paume. Mais rien de bien n’important après cette semaine dans la cambrousse équatorienne. Mande est heureuse de retrouver internet et on est tous les deux heureux de dormir sur un matelas.

IMG_6727Le lendemain nous partons pour Canoa, une toute petite ville où nous y trouvons plus d’hostels que d’habitants et des bars à cocktails posés tout le long de la plage. Nous y sommes restés 4 jours et nos principales activités se résumaient à se balader, se baigner, regarder le coucher de soleil, boire un cocktail et manger. La plage était belle, quelques surfeurs trainaient sur les vagues, quelques touristes comme nous, erraient dans la ville. On est en saison basse, donc la ville, durant la semaine fonctionne au rythme des locaux qui y travaillent. Apparemment en pleine saison, c’est vraiment le coin des surfers et des gens qui aiment faire la fête.

On s’est quand même bien marrés vu qu’on est resté jusqu’au dimanche, pour voir ce que ca donnais le week end. On a vu des systèmes sons sur la plage, au loin tu a l’impression qu’ils envoient de la techno mais quand tu t’approche c’est du reggaeton partout. Un peu dommage, même si pour le coup, tout le monde dansait dès la tombé de la nuit du vendredi et du samedi.IMG_6748IMG_6771

Après ces quatre jours, nous décidons de suivre les conseils d’Enrique et de poursuivre notre périple vers Puerto Lopez. Après 5 heures de trajet réparties sur 3 bus et une moto-taxi, nous voilà arrivés. Nous nous posons dans une auberge de jeunesse où nous rencontrons des belges très sympas, un couple de sociologue et psychologue qui vienne de passer une année de stage à Quito pour valider leur master, ainsi qu’une famille français avec deux enfants qui entame un tour du monde sur 10 mois.

Le premier jour on reste tranquille, on va faire des courses, on se balade dans la ville et on goute les spécialités locales au prix touriste. La ville n’est pas très grande, on en fait le tour a pied sans trop de soucis. Le truc avec cette ville c’est qu’elle se trouve au milieu, sur la cote, du parc national Machalilla. Il y a donc pas mal de choses intéressantes à voir et à faire.

Le second jour nous sommes allés nous balader, aux plages de Los Frailes. Ce sont trois plages vierges qui se trouvent entre les falaises. C’est vraiment impressionnant. La flore est foisonnante, mais étant en saison sèche, on a l’impression que tout est mort. Ca n’en reste pas moins un paysage magnifique et cette marche de 3h valait vraiment le coup. Nous rentrons en ville en stop, à l’arrière d’une camionnette. D’un coup on ne se sens plus du tout touristes !

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IMG_7209Le jour suivant, nous allons à Agua Blanca, une communauté qui vie au centre de la réserve. Ce lieu est ouvert aux touristes depuis qu’un archéologue a décidé de faire des fouilles sur le peuple Inca qui vivait dans ces lieux il y a 1500 ans. On doit donc payer un guide qui nous fait la visite. On fait le tour du musée dans lequel il nous montre comment étaient enterrés les habitants de l’époque, comment étaient construit les navires, quels étaient leurs outils… C’est impressionnant de modernité ! Il nous montre aussi des photo d’habitants d’aujourd’hui et de crane de l’époque, pour nous faire comprendre que la forme des têtes n’a pas beaucoup changée en 1500 ans. On fait le tour, on voit plusieurs oiseaux différents, on croise des ânes, des chèvres, des chevaux. Il y a aussi beaucoup d’arbres différents. Des arbres a coton et à laine, des bananiers, des cactus centenaires… On fini par se baigner dans la lagune sacrée et faire un masque d’argile. En rentrant, le guide nous indique le chemin pour rentrer à pied et éviter la route. Nous marchons en peine jungle pendant une bonne heure en suivant le rio qui est à sec. Chèvres, porc et ânes sauvages nous laissent gentiment passer et nous réussissons finalement à arriver à l’entrée sans même s’être perdu. Encore une fois, le stop fonctionne très bien pour le retour jusqu’à la ville !

La semaine n’est pas encore finie et il nous reste des trucs à faire dans le coin, on vous racontera ça dans le prochain article.

PS : voici une petite gallerie complémentaire, parce que pour un si petit article on pouvait difficilement mettre 21 photos 😉

Conclusions mexicaines et commencement équatorien

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Bon, ça y est les vacances mexicaines sont finies, je vais enfin pouvoir essayer de sortir de cette peau de touriste américain blindé, qui te colle de l’arrivé jusqu’au départ de la pointe est du Mexique. Je vais enfin pouvoir enlever cet autocollant « cash machine » de mon front d’occidental blanc et jeune. Je caricature un peu en disant tout ça bien sûr ! Les mexicains qu’on a rencontré étaient pour la plupart très sympa et très accueillant, près à t’aider dès que tu leur demandes un renseignement. Mais j’ai quand même ressenti, à la croisé de certains regards, que j’étais plus une proie qu’autre chose.

Je ne peux pas parler de tout le Mexique, puisque qu’on a fait qu’un toute petite partie, qui, il paraitrait ne ressemble en rien au reste.

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Et puis au final, c’est un peu normal pour les locaux d’avoir cette vision là de l’occidental moyen voyageant « all included » dans les hotels du quintana roo, puisque c’est ce qu’il y a en très grande majorité. D’ailleurs, quand ils en sortent, la plupart ne le font que pour des excursions organisées depuis l’hotel. Ou alors, ils profitent simplement de la privatisation de la vue sur la mer qu’a effectué leur luxueux palace…

D’ailleurs des palaces, il s’en construit à la pelle. Toute la route entre Tulum et Cancun, c’est à dire ce qu’on appelle « la riviera maya », n’a presque plus rien de maya, et n’a d’une rivière que le fric qui coule à flot derrière les bloc de béton énorme annonçant des resort 6 ou 7 étoiles collés les uns aux autres.

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Le pire dans l’histoire c’est que je suis sûr que ces hôtels appartiennent à des occidentaux, à des grand groupes multinationaux, ou à des princes du moyen orient. Les mexicains en sont réduit à être les larbins du tourisme de masse pour les blancs ayant de quoi se payer des vacances au soleil quand il fait trop froid chez eux ! Qu’on ne vienne pas me dire que cela créé de l’emploi ! A quel prix cela le fait-il ? Faire vivre en partie un pays du tourisme, pourquoi pas. Mais réduire en esclavage consentis une partie de la population d’un pays ayant des ressources magnifiques, pour faire prospérer des industries de services ne sachant plus quoi inventer pour contenter des clients toujours plus ignorants des conditions et des modes de vies locaux, ce n’est pas faire vivre une partie d’un pays du tourisme…

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Assez parlé du coté touristique. Ce coté du pays est aussi une méga décharge à ciel ouvert. Il y a des déchets partout sur le bord des routes, dans les chemins, en plein milieu de la jungle, là où nous avons été voir les Cénotes et même dans la « réserve naturelle » Sian Ka’an ! La faute à qui ? Sont-ce les mexicains à qui on n’a jamais dit que le plastique ce n’était pas comme un aliment et que ça détruisait la nature ? Sont-ce les touristes qui n’en n’ont strictement rien à foutre de balancer ça à un endroit dans lequel ils ne repasseront plus jamais ? Les deux mélangés ? Allez savoir… Le fait est que c’est vraiment hallucinant, et qu’il y a vraiment à faire entre ramassage des déchets et « éducation » des populations. Si de bonnes âmes sont intéressées, faites signe, il y a moyen de monter une bonne grosse mission de volontariat international !

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Enfin, il n’y a pas que des côtés négatifs, rassurez vous. Il y a plein de choses intéressantes à faire et à voir. Ce pays méritera d’ailleurs un autre voyage, plus long, et avec plus d’expérience de la langue locale, histoire d’estomper cet image de gringos profiteur et de pouvoir s’insérer un peu mieux. Un voyage dans le reste du pays, qui, il semblerait, est moins touristique et plus proche de la réalité des mexicains.

Bon, parlons aussi un peu de l’Equateur, le plus petit pays de l’Amérique du Sud, mais aussi celui qui offre le plus de diversité de paysages. Déjà, on sent qu’on commence à s’éloigner des Etats-Unis et que le tourisme est bien moins développé que dans la Riviera Maya du Mexique. Les gens dévisagent moins le « blanc » venu de l’occident et paraissent bien plus proche de la Nature. Je dis « paraissent » parce que, bien qu’il y en ai moins, les déchets sont toujours présents malgré les panneaux mis en place par le gouvernement sur le bord des routes promouvant le « Buen Vivir » et disant qu’il faut protéger la Nature. Gouvernement qui, par ailleurs, se trouve face à ses contradictions quand d’un coté il organise des campagnes comme celles-ci et de l’autre abandonne un projet de non-extraction du pétrole dans la foret amazonienne, sans demander quoique ce soit aux populations indigènes impactés, qui ont porté ce projet pendant bien 5 ou 6 ans ! Pour ceux que ça intéresse, ce projet se nomme « Yasuni-ITT ».

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Nous avons quand même passé 10 jours assez exceptionnels au beau milieu de la nature, à expérimenter le « buen vivir », à construire une cabane en bambous, à faire des balades le long du rio Camarones entre les collines. 10 jours apaisants, durant lesquels j’ai eu l’impression de revenir en enfance, à m’émerveiller devant tout et n’importe quoi. J’aurais pu regarder le paysage durant des jours entiers et j’aurais toujours trouvé quelque chose de nouveau à voir, à écouter ou à sentir.

Le retour à la ville fut moins troublant que je ne l’aurais imaginé, même si, heureusement, on n’y est resté qu’une seule nuit ! Nous voilà de nouveau sur les routes, et à certains endroits, il y a de légers airs de la Riviera Maya. Mais ici la disparité est bien plus visible et paradoxalement moins violente. On passe de petits villages simple avec quelques cabanes, à de plus grands villages, mais paraissant tout aussi simples. Puis une décharge à ciel ouvert, devenant la proie de vautours et autres oiseaux. Et enfin, ici où là, entre les simples pueblitos et les collines, se construisent ce qu’ils appellent des « beachfront community ». En effet, c’est bien sûr le front de mer, mais le sens de « community » n’est pas du tout le même que celui de là où on a vécu 10 jours. Ce sont des communautés de riches, avec portails automatiques et gardes armés à l’entrée, belles routes bitumés, terrain de tennis, piscines et grandes propriétés à l’intérieur. Des lotissements à l’occidental, mais avec la « sécurité » et les « loisirs » en plus. C’est assez immonde à voir d’autant plus quand c’est en construction et qu’on ne peut qu’imaginer ce que ca va devenir.

En conclusion, pour le peu qu’on a vu du Mexique et de l’Équateur, et bien que la colonisation soit officiellement fini, la notion d’indépendance dans ces pays reste pétrie d’un colonialisme latent. Il apparait relativement difficile pour ces pays et les populations qui les composent de sortir de cette domination idéologique, bien qu’il y ait des mouvements régionaux, nationaux et même internationaux qui tentent de la défaire tant bien que mal. D’autant que le néocolonialisme économique et développementiste écrase de toute ses forces les volontés populaires d’émancipation et laisse à penser aux populations que le seul moyen de s’en sortir c’est de tenter d’imiter l’occident avec son lot de concurrence et d’individualisme.
A suivre de près donc…