Archives mensuelles : décembre 2014

Le tourisme, l’éco-tourisme et le capitalisme.

Savoir n’est pas connaitre

Bon j’écris un petit truc qui méritera surement des recherches sociologiques, économiques et anthropologiques beaucoup plus approfondies. Mais cet article part de l’enlisement que j’ai eu avec Quique, l’équatorien avec qui j’ai parlé pendant presque 3h à propos du tourisme, des nationalités en voyages, des deux principaux types de voyages que sont le voyage organisé et le voyage plus longue durée en sac à dos.

Je commence par le commencement. Quique tiens une petite boutique d’artisanat sur la place centrale de Misahualli, un petit village dans l’Amazonie équatorienne. On entre donc dans sa boutique avec le copains pour regarder un peu ce qu’il avait comme collier, bracelet, statuette…
Il nous demande d’où nous venons et nous répondons très honnêtement « Francia ». A partir de là, il se met à nous parler des français, du capitalisme, de l’eurocentrisme, du néocolonialisme que le tourisme provoque etc… Évidemment, nous sommes à peu près sur la même longueur d’onde, donc on essaye tant bien que mal de lui répondre, de converser avec lui, bien qu’il nous coupe régulièrement la parole et qu’on arrive difficilement à en placer une.

Il me raconte

La discussion continue, les copains s’en vont et je reste seul avec lui à l’écouter parler et à essayer de défendre mon voyage et ma vision (sans doute un peu idyllique) du voyage. Je lui dit que je ne suis pas ici pour faire le simple touriste et que je ne suis pas là pour ne pas respecter les différentes cultures de son pays. Je lui dit que je suis là pour m’inspirer des différentes luttes passé et présentes menés dans les pays d’Amérique latine. Il me répond que l’Equateur n’a plus de culture et que ce que j’appelle culture ce n’est que du folklore offert aux touristes et que tout est déjà perdu dans se pays et tous les autres d’amérique latine. Selon lui la culture de l’équateur c’est une culture coloniale et capitaliste, soit la même que la notre. Il me répond aussi que si je veux m’inspirer d’une lutte, le seul et unique pays dans lequel je doit aller c’est Cuba, car il n’y a que là que la lutte se passe, et il n’y a que dans se pays qu’il y a une véritable culture différente du monde occidental, bien que le pays fonctionne avec le système capitaliste. Il me parle aussi de son expérience en tant qu’ancien guide dans la forêt amazonienne, avec différents groupe de touristes (tours organisé et « mochileros » soit voyageur en sac a dos) de différentes nationalités. Il me raconte deux exemples de ce qu’il a vécu. Le premier se sont des mochileros français qui lui ont fait la réfélxion que pour le prix payé, c’était un peu léger comme visite et que la prochaine fois, il faudrait qu’il y ait plus de chose. Le second, ce sont des touristes américains qui sont venu pour deux semaine en tours organisé en Equateur. Ils font le tour avec lui, lui disent merci beaucoup, lui laisse un pourboire, l’invite à manger le soir et payent pour tout le monde. De ce que j’ai compris, ce sont donc ces derniers les bons touristes.

Il me raconte d’autres histoires vécues quand il à arrêter d’être guide et qu’il a commencé à tenir son petit magasin. Comme celle d’une française avec qui il a sympathisé mais qui avait trois amis qu’il ne sentais pas du tout. Cette française à tout de même voulu amener ses amis dans son magasin pour qu’il leur parle de Cuba. Apparemment, les trois gars étaient anesthésiés à la propagande internationale livrée par les journaux à propos de Cuba. Il n’a donc pas vraiment apprécié.
Il me raconte aussi d’un français en couple avec une colombienne qui avaient un enfant. Celui-ci joue avec un des enfants du village et comme n’importe quels enfants, arrive un moment ou ils se chamaillent un peu. Le petit du couple vient donc se plaindre à son père et le père va voir l’enfant du village et lui en retourne une à lui faire saigner le nez. Le gamin blessé va voir sa mère, lui raconte se qu’il s’est passé mais sa mère lui en met une deuxième « parce qu’il ne faut pas embêter un enfant de touriste, ce n’est pas bon pour l’image que donne les gens du pays à l’international » (à peu de chose près et en espagnol). L’enfant va donc seul se cacher dans la foret, encore blessé. Quique, qui n’a pas vu l’histoire, va se promener dans la foret et entend des pleurs. Il se dit que ça n’a rien de normal, il se met donc à la recherche de l’endroit où est caché l’enfant. Il le trouve, et lui demande ce qu’il s’est passé. Il ramène l’enfant chez sa mère, engueule la mère et cherche quelque chose pour venger le gamin. Je ne raconterai pas ici ce qu’il à fait, d’une part parce que je n’ai pas tout compris et d’autre part parce que ça n’a pas grand intérêt et ça n’a pas à être raconter en publique. Il aura juste réussi son coup, même si je ne pense pas que le père français aura vraiment compris la porté de son geste à la base.
Il me dit aussi qu’il à déjà vu des mochileros acheter deux ou trois place dans le bus étant donné que ça coute pas grand chose pour nous, occidentaux voyageurs, pour pouvoir s’assoir à coté de leur sac. Or cela s’est fait aux dépens de voyageurs locaux agés qui ne pouvaient pas s’assoir alors que sur une des places assise gisait un sac à dos d’abrutis. Et apparemment le mochilero se sentait dans son droit vu qu’il avait acheter ses places. Evidemment, je lui ait bien fait comprendre que je trouvais ça aberrant et que n’importe où dans le monde, c’est un manque de respect.

Il me raconte aussi qu’il a fait une « étude sociologique » auprès de plusieurs guide d’équateurs pour qualifier les différents touriste et tourismes. Il me sort donc une sorte de classement qui ne me parait pas très objectif des « meilleurs touristes » et des « pires touristes » selon les nationalités. On trouve donc dans le quintet de tête des pire touristes, les français, les belges et suisse francophones, les allemands et les espagnols de certaines régions. Dans le quintet des des meilleurs, il y a les américains, les neo zélandais, les anglais, les canadiens (en fait tout le Commonwealth à peu de chose près) et les espagnols des autres régions. Il me dit aussi que les meilleurs touristes (les plus respectueux, gentils, compréhensifs…) sont ceux qui voyagent en tours organisé et que les pires sont les mochileros surtout quand il voyagent longtemps. Je fait donc partis des 1/20000 mochileros voyageant 6 mois ou moins qui sont gentils et respectueux. Vraiment, ça me touche !

3h de discussion ça en fait des choses à se dire

On aura aussi parlé d’autres choses, comme des singes qui sont dans la villes parce qu’ils ont été retirés sciemment de leur habitat naturel pour les touristes venus ici, d’un français qu’il a rencontré et qui à garder contact avec lui, qui était en total accord avec lui, qui lui à même écrit des textos pour lui dire que le séjour qu’il venait de faire dans une communauté dont je ne me souviens plus le nom était vraiment immonde, tout était fait pour les touristes et plus rien ne paraissait naturel. Et aussi de l’éco-tourisme et du volontariat qui pour lui est une béquille du capitalisme et un néo-colonialisme vert et pas vraiment de la découverte. Il a pas tout à fait tord sur certains points mais je ne me souviens plus vraiment la façon dont il en parlait, il est donc difficile de développer cela plus que ça.

Juste avant de se quitter, (mes amis m’attendaient pour aller manger), une française et une équatorienne vienne à notre rencontre pour nous vendre des petites friandises pour financer je ne sais plus trop quoi. Il se moque donc un peu de moi, me dit que je devrait aider ma compatriote… Les friandises étaient à 40ct l’une. Il essaye de négocier 4 pour un dollar, le mythe s’effondre un peu sachant qu’il m’a parlé des mochileros comme des salaud qui négociaient tout le temps parce qu’il n’avaient pas de sous. Je veux lui filer 25ct pour combler un peu la différence et il m’envoie balader en disant que si je voulais en acheter, je faisais mon affaire et que lui faisait la sienne… Je n’essaye pas de comprendre, je dirai donc que c’est culturel… (comme disait un suisse rencontré au Mexique à propos de ce qu’il ne parvenait pas à comprendre dans son voyage).

Début de réflexions sur le voyage

Bon, que retenir de cette rencontre, de cette monologue discussion et quelles questions cela soulève-t-il ? Il faudrait commencer par « qu’est-ce que le tourisme » et continuer par « quels sont les tourismes » mais je n’ai pas envie de me lancer dans ces questions ici. D’une part parce qu’elles demandent beaucoup de réflexion et un bagage théorique important et d’autre part parce que j’écris un article et pas un essai…

En tout cas, il m’a parut intéressant d’avoir l’avis d’un local, qui plus est, ancien guide, sur le tourisme dans son pays. C’est un avis complètement subjectif et je crois qu’il est important de le prendre de cette façon (d’après ma subjectivité…). D’autant qu’après cette discussion, on a croisé un couple de québécois installé à Canoa (en équateur donc, pour ceux qui suivent pas) depuis un certain temps. Ils nous ont dit que le gars n’avait jamais voyagé de sa vie et qu’il leur avait sorti le même discours. En fait c’est le genre de gars qui lit des bouquins et qui se renseigne sur internet pour faire des généralités et croire qu’il connait tout sur tout. Son avis est donc grandement à nuancer, mais ses expériences m’ont interpelés.

En effet, avant cette discussion j’avais une vision totalement inverse. Pour moi les mochileros étaient des gens respectueux, avec une envie de découvrir une culture différente, de se découvrir eux même en allant connaitre des choses différentes. Et je pense qu’il ne peut pas y avoir d’envie de découverte sans un profond respect pour les personnes en faces. Quoique, en écrivant cela, je viens de me rendre compte que les colons avaient une énorme envie de découverte et absolument aucun respect… Et a contrario, les voyageurs en tours organisés, de ce que je pensais n’en n’ont que faire du pays dans lequel ils sont, tant qu’ils sont dépaysé et qu’il en ont pour leur argent. Ils ne font pas d’effort pour parler la langue, pour connaitre les gens etc… Eh bien maintenant je serai quand même plus nuancé, et je ferai attention au comportement des voyageurs que je rencontrerai, qu’ils soient voyageurs en tours organisés ou voyageur au long court. Je tenterai aussi de faire attention aux réactions des locaux par rapport à mon comportement. En tout cas, la vision de mon voyage n’est en rien modifié profondément par cette conversation, bien que je me sois posé des questions pendant le repas qui a suivi. Toutefois je crois que cela m’aura permis de faire émerger une réflexion à propos de mon approche du voyage en général et des liens interculturels que permettent les voyages. Comment voyager sans coloniser, même sans le vouloir, comment permettre aux gens d’un pays de vivre du tourisme sans dénaturer les cultures locales, comment vouloir découvrir une culture différente sans manquer de respect ?… Tout un tas de questions aux réponses encore floues dans les mots, mais auxquelles chaque voyageur doit tenter de répondre par les actes.
Le problème étant que chaques rencontres influent à la fois sur les deux parties, la vraie question est comment réussir à ne pas imposer ou donner envie de suivre son système de pensée et d’être, tout en étant dans l’échange profond ?

Déconstruction et décolonisation mentale

Nous avons tous un travail de décolonisation et de déconstruction intellectuelle intense à effectuer si on ne veux pas que se perdent dans l’oubli des milliers de spécificités culturelles séculaires voire millénaires. Car la société capitaliste et la « culture » occidentale « harmonise » la vie selon ses propres principes et colonise nos façons de penser, de discuter, d’entrer en contact…
Déconstruisons-nous et peut-être que les cultures minoritaires que nous cherchons à rencontrer en voyageant réussirons à continuer de se construire et de vivre selon leurs propres principes et pas en faisant image pour le touriste venu admirer le folklore…

Bonus : vidéo d’un interview de Quique dans son échoppe

En bonus, je mets les quatre parties de l’entretient fait entre un français mochilero (celui dont je parle dans l’article) et Quique. J’ai un peu la flemme de traduire pour l’instant mais peut être que je le ferai un jour. C’est à peu de chose près un condensé de ma discussion avec lui.

C’est pas en Equateur qu’on apprendra l’espagnol

Pour cette dernière journée à Riobamba, nous décidons d’aller voir les lagunes d’Atillo avec Johanne, une française rencontrée la veille dans l’auberge. Après deux heures de bus, nous arrivons au beau milieu de nul part, le paysage est magnifique même si la météo est un peu contre nous. Ces lagunes sont situées au sud d’une grande réserve naturelle (Parque Nacional Sangay), dans laquelle se trouvent plusieurs volcans comme le Sangay ou encore le Tungurahua qui s’est réveillé en 1999 et qui a fait sa dernière grosse éruption en avril de cette année. IMG_7976

Equipés de nos k-ways et de nos chaussures de rando, nous partons pour une longue randonnée à travers les lagunes et les collines. Nous découvrons très vite qu’il n’y a pas de chemin pour se balader, nous traversons alors ce paysage dans les plantes et la boue, nous passons au dessus d’une cascade tant bien que mal, nous nous sentons un peu comme dans la traversée du seigneur des anneaux.DSC06456

Nous sommes très impressionnés par les différentes vues de ce lieu et par la nature qui nous entoure. C’est calme, les nuages couvrent et découvrent le paysage à leur rythme, un véritable havre de paix.IMG_8044

Pour rentrer à la ville, pas d’horaires de bus, il nous suffit d’attendre sur le bord de la route. Nous n’avons pas dû patienter longtemps et en montant dans le bus nous ne passons pas inaperçus puisque nous sommes trempés et couvert de boues.

Après cette journée nous sommes contents de trouver une bonne douche chaude en arrivant et de quitter nos chaussures trempées.

Le lendemain, nous partons sur Baños, une petite ville située entre les montagnes, assez touristique mais très mignonne. Nous logeons dans un hôstel tenu par des français où nous y avons rencontré Marie-Claude, des belges flamands et des anglais un peu bruyants.

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Pour la première sortie, nous suivons Marie-Claude dans un taxi et nous montons à 2600m à la Casa del Arbol pour essayer de voir le sommet du volcan Tungurahua, que nous n’arriverons qu’à apercevoir très rapidement car il y a trop de nuages. Le taxi nous emmène un peu plus bas pour profiter d’une vue sur toute la ville avant de rentrer pour déjeuner.

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L’après midi, nous décidons d’enfiler maillots de bain et bonnets pour aller nous baigner dans les différents bains naturels de Baños. Nous testerons le bain à 14°, puis à 34°, puis à 37°. On vous laisse imaginer la différence de température quand on passe du premier bassin, froid au plus chaud. On était bien dans celui à 34°, avec le bruit de la cascade derrière nous.

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Le soir nous invitons Marie-Claude à nous rejoindre pour aller manger dans un restaurant mexicain, en se disant qu’on allait retrouver les Tacos, Fajitas et Burritos. Mais en Equateur ils ont pas tout à fait la même allure, le même gout et encore moins le même prix qu’au Mexique. On c’est fait avoir comme des bons touristes, mais on a bien profité de notre dernière soirée avec Marie Claude.

Le jeudi Raph veut parcourir les 65km qui séparent Baños de Puyo. La route est appelée Ruta de las Cascadas car il y a beaucoup de cascades magnifiques. Au final, il ne fera que 20km en profitant bien comme il faut de toute les cascades et de tous les points de vues du chemin. Grosse journée vélo et photo donc.

IMG_8424 IMG_8173 Mande ne sait pas trop que faire en ce jour de séparation de son compagnon de voyage. Elle se dit qu’elle va peut être aller se faire masser. Finalement, elle fera un petit tour dans la ville, restera tranquille devant un film, travaillera un peu son espagnol qui, soi dit en passant, est toujours mauvais vu qu’on rencontre beaucoup plus de francophones et d’anglophones que de locaux ou d’hispanophones.

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D’ailleurs ce jour là, alors que Mande commençais à s’inquiéter du retour de Raph, elle rencontre autour d’une bière, deux corses avec qui on fera un petit bout de chemin ! Mais aussi des anglais et les deux québécois qui nous ont fait bien rire avec leurs expressions et leurs chasses aux caribous.

Avec toute cette équipe nous décidons de profiter de la fête des 70 ans de la ville, en sortant un peu de l’auberge. Au programme feu d’artifice et concert au bord d’une piscine avec présentation des miss Baños. Mais nous ne tarderons pas trop, d’autant que Raph était épuisé par sa journée vélo.

Le jour suivant, Maeva nous rejoins pour la journée, nous restons tranquille a discuter à l’auberge avec elle avant de rejoindre notre nouvelle équipe le soir pour une soirée tranquille à boire deux ou trois bières. Finalement, nous finirons vers 5h du matin après être passé au Lepreuchaun, un bar dansant avec un feu dans une cour intérieur. Dans ce bar nous rencontrerons une autre française et son amie équatorienne qui parle très bien français. On parlera quand même un peu espagnol avec des locaux, devant le bar en fumant des clopes.

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Nous nous donnons tous rendez vous pour le lendemain pour le défilé avant que certaines personnes ne finissent la soirée en se trompant d’hotel …

Après la grasse matinée pour Mande et les deux heures de sommeils pour Raph, nous partons manger un bon gros repas bien gras avant de rejoindre l’équipe.

Le défilé présentait à la fois les différentes miss sur des chars allégoriques, différentes danses traditionnelles ou non et un concours de tunning. On sera resté un bon bout de temps mais la fatigue de la veille nous rattrapant on ne profitera pas de la fin de ce long défilé.

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Le soir repas léger, nous ne faisons pas long feu et heureusement car le lendemain matin, nous partons pour Tena, puis pour Puerto Misahualli .

Nous nous retrouverons dans une Maloca (cabane en bambous traditionnelle indigène) dans la forêt amazonienne pour une nuit chamanique avec d’autre francais. Une expérience plus ou moins difficile selon les personnes mais très enrichissante pour chacun de nous.

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Suite à cette longue nuit, on se pose avec nos très chères corses dans un hostel avant d’aller rejoindre le chaman, sa femme et les deux autres francophones pour partager un repas.

Ils nous déposeront ensuite à un arbre multi centenaire au pied duquel on se pose et on médite.10262104_10152644666629398_1853422590874866668_n

Nous rentrons ensuite à pied sous une fine pluie tropicale avant de retrouver cette petite ville de Puerto Misahualli dans des singes joueurs et voleurs ont été amenés dans la ville pour les photos des touristes.

Avant la tombé de la nuit et le repas au même restaurant que le midi, Raph se fait enliser pendant presque 3h par un vendeur de bijoux à parler du tourisme en équateur. Il lui racontera ses expériences avec des abrutis de français qui n’ont pas respectés son magasin ou les enfants du village et de très gentils américains en mode tours organisés qui l’ont invité à prendre un repas après quelques jours passés dans la forêt amazonienne. Il y a du bon à prendre et du mauvais à laisser. Sans doute la discussion aurait-elle été très différente dans une langue couramment parlée.

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Le lendemain nous décidons de partir pour Cuenca, plus au sud, nous avions a peu près 10h de trajet. Sur la route, après être resté bloqué un petit temps, nous décidons finalement de ne faire que la moitié du trajet et de rester à Baños avec nos amoures de corses. Nous avons alors fait du shopping, on a bien craqué pour des bracelets, colliers, écussons, pantalons, besaces avant d’aller manger un gros repas.

Après une matinée photo pour Raph et geek pour Mande nous voilà vraiment parti vers Cuenca où nous arriverons à 22h30 chez notre hôte, Antoine, un ami de Diego. Nous sommes tout de suite bien accueillis par des français (encore…) puisque que nous suivons Antoine au pot d’anniversaire de son boss. Nous finissons la soirée dans un bar à salsa qui n’ouvre que le mercredi et qui est un des lieux incontournable des soirées cuencanaises.